association ADREC, apolitique et non-subventionnée . . .

ACTIONS POUR LE PATRIMOINE BÂTI

Projet de tour géante à Rueil

Une association de Rueil prend contact avec l’ADREC pour l’informer du projet de construction d’une tour géante sur l’échangeur routier entre le pont de Chatou et l’autoroute A86. Cette association, « Bellerive-Malmaison », s’élève   contre ce projet, très invasif dans le paysage des bords de Seine, et propose à l’ADREC de partager sa cause.
L’ADREC accepte immédiatement cette proposition. Les 2 associations commencent à travailler ensemble dès janvier 2011, en collaboration, mais en totale autonomie.

La mairie de Rueil, à travers une modification de son PLU, prévoit d’autoriser sur l’échangeur avec l’A86, à l’extrémité du pont de Chatou, un immeuble de bureaux de 91 m de haut, conçu par l’architecte Dominique Perrault, architecte de la Grande Bibliothèque de Paris, pour la société Vinci.
Les 2 associations font valoir l’inanité de construire un tel édifice en zone inondable.
De plus, l’échangeur devra être considérablement modifié et son trajet rapproché du remblai de la voie du RER, causant ainsi, pour l’accès à l’A86, des embouteillages de plusieurs kilomètres supplémentaires, chaque matin, à Chatou.
En outre, les associations découvrent, dans les dossiers du PLU, que la hauteur NGF permise pour le projet n’est pas de 91m, comme le prétend la mairie, mais de 137 m, ce qui correspond à une quarantaine d’étages de bureaux…

3 monuments et 2 sites naturels de Chatou, classés ou inscrits, sont menacés de co-visibilité avec la future tour
exemple de co-visibilité

entre la tour géante et la maison Fournaise photomontage ADREC

co-visibilités : distances non conformes

échangeur-Fournaise 350m, échangeur-Nymphée 525m, échangeur-église Notre Dame 575m

les directions des 2 associations réunies pour une pétition

à Chatou lors de la "Foire à la Ferraille"

Photomontage ADREC représentant une tour imaginaire autorisée par le projet de PLU de Rueil
Des pétitions qui fonctionnent car illustrées par un photomontage percutant

La pétition contre la tour géante a très bien démarré à la « Foire à la Ferraille » .
Pour sa part l’ADREC a recueilli de nombreuses signatures  sur les marchés de la place M.Berteaux et du Haut Chatou et aussi grâce à une pétition internet.
Au total près de 7000 signatures ont été récoltées par les 2 associations.Le photomontage est publié à la Une du Parisien.
Le commissaire enquêteur du PLU donne un avis défavorable

La commune de Rueil est déboutée par 2 fois de son action contre l'ADREC et Bellerive-Malmaison
Conséquences judiciaires pour les 2 associations

La commune de Rueil renonce à son projet de modification de PLU, mais engage une procédure de référé contre les 2 associations auprès du Tribunal Judiciaire de Nanterre (anciennement TGI) en attaquant le  photomontage de l’ADREC qu’elle déclare être mensonger.

 

La commune de Rueil, déboutée en référé à Nanterre, fait appel du jugement auprès de la Cour d’Appel de Versailles, laquelle confirme le premier jugement. La commune de Rueil est déboutée une deuxième fois : le photomontage ADREC n’est pas mensonger.

Une jurisprudence importante pour l'ADREC​

Le tribunal judiciaire de Nanterre a fondé son jugement sur 2 jurisprudences de la cour Européenne des Droits de l’Homme :

– l’arrêt du 28 juin 2001(VGTc/Suisse)
– l’arrêt du 27 mai 2004 (Viides Aizardzibas Klub c. Lettonie)

Extraits du jugement :
– Dans un arrêt du 28 juin 2001, la Cour européenne des droits de l’homme a jugé que : « lorsque le discours litigieux ne porte pas sur les intérêts strictement  commerciaux d’une société particulière mais sur sa participation à un débat touchant  à l’intérêt général, la publication d’informations ne doit subir aucune restriction « .

– Dans un arrêt du 27 mai 2004, elle précise que:  » la place fondamentale reconnue à la liberté d’expression dans une société démocratique conduit à affirmer qu’il existe un net intérêt général à autoriser des associations…à contribuer au débat public par la diffusion d’informations et d’opinions sur des sujets d’intérêt général, tels la santé et l’environnement, et à les faire bénéficier du niveau élevé de protection accordée à la presse ».